mercredi 28 juin 2017

Corsage matelassé / Quilted Jacket Bodice (Intervalles. 10 moments vers 1867)


Corsage matelassé

Corsage de soie noire doublé de soie blanche, ouaté et piqué à main levée.  Du premier coup d’œil, ce simple corsage noir n’attire pas trop d’intérêt, surtout parce qu’on n’y connaît pas sa provenance ni d’information sur le donateur. Pour plusieurs années, ce vêtement prenait sa place sur une étagère dans la collection du Musée acadien sans dévoiler son importance particulière. Mais en réexaminant ce corsage en soie, on remarque par sa coupe et sa confection qu’il date des années 1860.

Le corsage de cette époque est très ajusté et, vers la fin de la décennie, la taille se trouve au-dessus de la taille naturelle. C’est pourquoi ce vêtement est si court. Même le corsage boléro sera populaire à l’époque. La manche longue ajustée est en deux parties. La ouate est de pure laine qui aurait été très chaude et servait comme isolant dans ce vêtement pratique. Ce corsage aurait été un vêtement d’hiver qui aurait été porté par-dessus le corsage de la robe et en dessous du manteau ou de la cape pour se garder au chaud. Ce vêtement reprend une plus grande importance en considérant qu’il n’a guère été conservé par les gens pour la postérité.

Quilted Jacket Bodice

Black free hand quilted and wadded silk bodice lined with white silk. At first glance, this simple bodice did not attract much interest, mostly because of its unknown provenance as well that its donor is unknown. For many years, this garment simply lay on a shelf in the museum’s storage area. However, a re-examination of this silk bodice revealed that its cut and construction dates it to the 1860s.

The bodice of this era was very fitted and, towards the end of the decade, the waist was set higher than the natural waist. This is why the garment is so short. Even the bolero style jacket was popular at the time. The long adjusted sleeve is in two parts. The wadding is of pure wool and served as a good insulation for this practical garment. This bodice would have been used in winter and worn over the dress bodice and underneath a jacket or cape to keep warm. This garment takes on a greater importance by the fact that it was seldom conserved for posterity.



mardi 20 juin 2017

Billet / dollar note (Intervalles. 10 moments vers 1867)

BANK OF ACADIA

Ce billet de quatre dollars de la Bank of Acadia date de 1872. Cette banque, située à Liverpool, Nouvelle-Écosse, fut celle de la plus courte durée dans l’histoire des banques du Canada, soit 120 jours. Il semble que cette banque n’ait émis que 59 billets.


 
BANK OF ACADIA

This four dollar note of the Bank of Acadia dates from 1872. This bank, located in Liverpool, Nova Scotia, was the shortest lived bank in Canadian history, having existed but for 120 days. There were apparently only 59 bank notes produced.






lundi 12 juin 2017

Chapelet/Rosary (Intervalles. 10 moments vers 1867)


CHAPELET

Chapelet de première communion ayant appartenu à Théotime Gaudet (1859-1950). Théotime avait 10 ou 11 ans en 1870 lorsqu’il communia et célébra de fait l’Eucharistie pour la première fois. Sa famille est originaire de Memramcook, Nouveau-Brunswick, mais il vécut la majeure partie de sa vie à Sainte-Marie-de-Kent, N.-B., où il pratiqua le métier de meunier. D’après le recensement fédéral de 1871, il y habitait déjà avec ses parents et ses frères et sœurs. Ainsi, sa première communion eut surement lieu à Sainte-Marie et non à Memramcook.

Notons aussi que la paroisse de Sainte-Marie fut érigée en 1867, soit l’année même de la fondation du dominion du Canada.

 


ROSARY

First Communion rosary having belonged to Théotime Gaudet (1859-1950). Théotime was aged 10 or 11 when he received the Eucharist for the first time in 1870. His family was originally from Memramcook, New Brunswick, but he lived most of his life in Sainte-Marie-de-Kent, N. B., where he worked as a miller. According to the federal census of 1871, this is where he resided with his parents and siblings. Thus, his first communion was likely in Sainte-Marie and not Memramcook.

It is interesting to note that Sainte-Marie-de-Kent was founded in 1867, the same year as the founding of the Dominion of Canada.


vendredi 9 juin 2017

Rabot/Plane (Intervalles. 10 moments vers 1867)

RABOT

Rabot en bois de sept pouces et demi de longueur en forme de bateau avec une lame de fer. En anglais, l’instrument s’appelle un « smoothing plane ». Il sert à raboter des pièces de bois, c’est-à-dire les aplanir ou les amincir.

Selon nos informations obtenues avec la donation de l’objet, ce rabot fut fabriqué vers 1867 par « le vieux Pitre » Melanson de Renaud’s Mills, N.-B. Étant donné que les Melanson étaient rares dans cette section du comté de Kent, « vieux Pitre » doit correspondre à « Petere » Melanson dans le recensement de 1921 où il est identifié comme un pensionnaire de 84 ans, habitant seul à Wellington.

Il existe des rabots de presque toutes les formes, tailles et fonctions spécifiques, mais celui-ci en est un des plus élémentaires et des plus utilisés par le commun charpentier de l’époque. C’est aussi un modèle fort ancien, souvent artisanal et bien moins savant, complexe ou spécialisé que d’autres spécimens du XIXe siècle : on l’employait déjà en Europe avant le XVIIe siècle, soit avant l’arrivée de Champlain en Acadie et l’installation permanente des Français dans la colonie. Ainsi, cet artefact nous rappelle la simplicité matérielle des Acadiens ainsi que la profondeur de leurs traditions dans le travail manuel à l’ère de la Confédération.
PLANE

This wooden seven-and-a-half inch plane in the form of a boat with a metal blade, is called a ‘‘smoothing plane.’’ It was used to plane pieces of wood, either smoothing or thinning them.

According to the donor, this plane was made around 1867 by the ‘‘old Pitre’’ Melanson of Renaud’s Mills, N. B. Given that the Melanson family was rare in this area of Kent County, ‘‘old Pitre’’ must correspond to ‘‘Petere’’ Melanson in the 1921 census where he is identified as a boarder of 84 years of age living alone in Wellington.

There exists wood planes of all forms, sizes and functions, but this one is of a basic form and widely used by the common carpenter of the time. It is also of a very ancient type, often handmade, and less complex or specialised than other specimens of the 19th century. It was already in use before the 17th century, preceding the arrival of Champlain in Acadia and the French settlement of the colony. Thus, it reminds us of the simplicity of Acadian material culture as well as the depth of traditions in manual labour in the era of Confederation.

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mardi 6 juin 2017

Poupée / Doll (Intervalles. 10 moments vers 1867)

POUPÉE

Cette poupée fût donnée à Philomène Léger (1860-1933) de Shédiac, Nouveau-Brunswick, en 1867 ou 1868. Sixième et dernière enfant d’André, fermier, et de Clothilde (Boudreau) Léger, elle l’obtint d’un ami de la famille qui l’avait gagnée dans un tirage lors d’un pique-nique tenu à Shédiac. La tête est en papier mâché, les yeux en verre, les mains et les pieds en bois et le corps d’un tissu flexible.

Comme c’est souvent le cas avec ces modèles, aucun fabricant n’est identifié. Nous pouvons toutefois déduire les origines de l’objet à partir du contexte historique. Le milieu du XIXe siècle voit une accélération de l’économie industrielle en Europe et en Amérique du Nord, notamment aux États-Unis où ce type de poupée est manufacturé à grande échelle.

Il ne s’agit donc pas d’une poupée artisanale. Au contraire, reproduite en milliers d’exemplaires, elle aurait été fabriquée dans une usine par des dizaines d’ouvriers travaillant à la chaîne.

On peut se demander si les Léger (et si les Acadiens en général) avaient les moyens d’acheter un pareil objet en 1867. En histoire orale par exemple, certains récits de vie rappellent un temps où des jeunes acadiennes se contentaient d’une bûche de bois en guise de poupée, laissant le reste à l’imagination et à des ornements improvisés.

Ainsi, en recevant cette poupée par chance et gratuitement, il se peut bien que Philomène possédât un des plus « beaux » jouets parmi les enfants de la famille et du village.

 DOLL

This doll was given to Philomène Léger (1860-1933) of Shediac, N. B., in 1867 or 1868. Sixth and last child of André and Clothilde (Boudreau) Léger, she received it from a family friend who had won it at a picnic in Shediac. The head is made of paper mache, the eyes are of glass, the body is of cloth and the arms and legs are of wood.

As is often the case with these models, there is no identification of the maker. We can nevertheless deduce its origins in historical context. The mid-19th century saw an acceleration in the industrial economy in Europe and North America, most notably in the United States where this type of doll was produced on a large scale.

This is not a homemade doll. On the contrary, it was mass-produced in thousands of examples by dozens of factory workers.

We can ask ourselves if this Leger family (or Acadians in general) had the means to purchase such a toy in 1867. In oral history for example, we find that at one time, young Acadian girls would content themselves with a modified piece of log that served as a doll, leaving the rest to imagination and improvised ornaments.




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Cette initiative est rendue possible grâce au Fonds communautaire pour le 150e anniversaire du Canada, qui est une collaboration entre les fondations communautaires du Canada, le gouvernement du Canada et des leadeurs extraordinaires de l’Atlantique au Pacifique à l’Arctique. 
This initiative is made possible by the Community Fund for Canada’s 150th, collaboration between Canada’s community foundations, the Government of Canada, and extraordinary leaders from coast to coast to coast.