vendredi 22 septembre 2017

Un été au MAUM


Par : Luc Lebreton Mcgraw

Situé dans l’édifice Clément-Cormier depuis 1980, le Musée acadien de l’Université de Moncton (MAUM) embauche des étudiantes et étudiants afin de servir le nombre saisissant de visiteurs et de touristes profitant du beau temps pour en apprendre un peu plus sur la société et la culture acadienne. Cet été, j’ai eu la chance d’être sélectionné comme guide-interprète, un poste qui me convenait à merveille. Bien qu’il est vrai que l’histoire me passionne, j’éprouve un plaisir fou à partager mes connaissances avec les autres. Dans les prochaines lignes, j’aimerais vous partager mon expérience de travail dans le plus ancien musée acadien au monde!

Travailler au MAUM, c’est d’abord et avant tous, faire partie d’une équipe productive, dynamique et amicale. Dans ce lieu où règne l’intégrité et le respect, j’ai rapidement compris qu’étudiants et employés formaient une belle et grande famille, dans laquelle ont partageaient nos histoires les plus drôles et même les plus tristes, sans qu’aucun jugement ne soit porté. En fait, je dirais même que mes collègues étaient là pour me soutenir émotionnellement et professionnellement. L’entraide et le travail d’équipe mon permis, non seulement de chérir mon temps au musée, mais de passer un été mémorable.

En tant que guide-interprète, mon rôle était d’accompagner les visiteurs à travers l’exposition L’Aventure acadienne. Autrement dit, je devais résumer plus de 400 ans d’histoire aux visiteurs. À quelques reprises, je fus aussi chargé de faire des ateliers éducatifs en plus de la présentation d’un court documentaire s’adressent aux plus jeunes. Afin de bien effectuer les tâches qui m’étaient assignées, il fallait premièrement que je perfectionne mes connaissances sur l’Acadie. Cette expérience fut très agréable, car j’ai appris de nouvelles informations, même si je pensais déjà bien connaître mon Acadie natale.

Un autre aspect important de mon emploi était de travailler à la réception. Derrière le comptoir, je devais m’occuper de la caisse enregistreuse, du téléphone et d’accueillir les visiteurs. En plus de répondre à leurs questions, il fallait même les aider avec des indications routières et leur donner des informations touristiques : hôtels, restaurants, activités, festivals, etc. Être à la réception signifiait que je devais demeurer informé en tout temps des événements qui se déroulaient dans la région. J’ai bien aimé cette facette de mon travail, car j’ai été en mesure de me développer sur le plan professionnel, par exemple, d’adopter des techniques corrects afin que les visiteurs se sentent bien accueillis.

En gros, mon été au MAUM fut une expérience plaisante, enrichissante et éducative. Cet emploi m’a permis d’améliorer mes compétences en communication orale et de mieux travailler en équipe. Ce qui m’a vraiment marqué, c’est les liens qui se sont tissés avec les autres employés. Au final, un été au Musée acadien de l’université de Moncton, c’est une expérience inoubliable dans laquelle on apprend, on s’amuse et on forge de nouvelles amitiés. 

Cet emploi est appuyé par le programme d’emploi d’été dans les musées communautaires 2017, province du Nouveau-Brunswick.

mardi 8 août 2017

Venez célébrer la Fête nationale de l’Acadie au Musée acadien de l’Université de Moncton

La communauté est invitée à venir visiter le Musée acadien de l’Université de Moncton, le 15 août prochain, à l’occasion de la Fête nationale de l’Acadie.

Pour célébrer, des ateliers de création d’objets bruyants pour le tintamarre ainsi que des séances de maquillage à thème acadien seront offerts de 10 h à 16 h 30.

L’entrée est libre et il n’y a aucuns frais pour les activités. Aucune inscription n’est requise.
 
 

mercredi 26 juillet 2017

Mon été à Moncton par Sarah-Julie Forest

Travailler au Musée acadien de l’Université de Moncton (MAUM) en tant que guide interprète m’a permis de m’affirmer en tant qu’Acadienne. Maintenant que j’en connais davantage sur l’histoire de mes ancêtres, il est plus facile pour moi de raconter cette merveilleuse histoire qui est celle de l’Acadie aux visiteurs et d’adapter les visites selon le groupe d’âge ou la région d’origine des visiteurs. En plus de travailler avec une équipe pleine d’entrain qui relève les nouveaux défis avec succès, j’ai eu la chance d’apprendre à mieux me connaître et de confirmer que mon choix de carrière était celui qui cadrait le mieux avec mes intérêts. Présentement étudiante à l’Université de Moncton au baccalauréat avec une majeure en histoire et une mineure en études françaises, mon objectif est de poursuivre mes études afin de faire un certificat en Muséologie.

Partir des Îles-de-la-Madeleine pour aller vers la ville étudier fait un peu peur… Cependant, quand tu atterris dans un endroit qui culturellement se rapproche de ton coin de pays, cela rend l’exil moins difficile. C’est entre autres pour cette raison que Moncton était la place par excellence pour effectuer mes études postsecondaires.

Pour travailler au MAUM j’ai dû renoncer à passer l’été aux Îles, mais cette expérience m’a permis d’apprendre et de comprendre tellement de choses sur mon Acadie natale grâce à l’immense collection qu’on retrouve dans l’établissement. C’est donc la tête remplie d’informations que je retournerai chez moi finir l’été et de réfléchir à tout ce que j’ai appris. En plus de donner des visites guidées pendant l’été, j’ai eu la chance d’animer des ateliers sur les jouets acadiens d’autrefois : quel atelier fascinant! J’ai aussi eu la chance d’assister à différents ateliers sur l’Acadie présentés par Jeanne Mance Cormier, conservatrice du Musée acadien. À mon retour au musée, en septembre prochain, j’aurai l’occasion de travailler en collaboration avec Jeanne Mance afin de monter une exposition pour la salle temporaire. J’ai tellement hâte de commencer ce travail qui sera une belle expérience à ajouter à mon bagage en muséologie. Mon été au MAUM m’a permis de constater la réalité des musées dans les Maritimes au Canada, puisque j’ai également eu la chance de visiter quelques endroits importants pour l’histoire au Nouveau-Brunswick.
 

Cet emploi est appuyé par le programme Emplois d'été Canada du gouvernement du Canada.

mercredi 19 juillet 2017

Jardin de sémences / Heritage seeds


En créant ce petit jardin, nous rendons hommage au patrimoine agricole des Acadiens et Acadiennes. Nous souhaitons ainsi faire la promotion de la biodiversité alimentaire et la conservation des graines patrimoniales. Les graines récoltées à la fin de la saison seront disponibles à un frais minime aux jardiniers qui souhaitent contribuer à la conservation des semences.

 This very small garden is a tribute to Acadian homesteading. By planting a few heritage seeds, we wish to promote food crop biodiversity and seed saving. The seeds harvested at the end of the season will be available for purchase to gardeners who would like to contribute to the conservation of these seeds.



Mon expérience au Musée acadien de l’Université de Moncton

Par : Samuel Landry

            Mon emploi d’été au Musée acadien de l’Université de Moncton (MAUM) a une importance bien plus significative qu’un simple travail d’été. Après avoir travaillé trois étés au Village Historique Acadien, cet offre emploi au MAUM s’est présenté comme une nouvelle expérience. Mon but, maintenant que j’ai terminé mon baccalauréat en spécialisation en histoire à l’Université de Moncton, est de faire une maîtrise en muséologie à l’Université du Québec en Outaouais et c’est pour cette raison que mon expérience au Musée acadien s’avère pratique pour me familiariser davantage avec le monde de la muséologie.

            Mon poste n’est pas celui de guide, mais plutôt celui d’assistant-archiviste. Mes responsabilités varient et incluent l’entrée de données dans la base de données « Ultima » et participer à la création d’expositions temporaires. J’ai aussi siégé à diverses réunions concernant l’implication du musée au sein de la communauté ainsi que ses interactions avec les autres musées de la région. L’une des expériences les plus intéressantes fut, sans aucun doute, d’accompagner Jeanne-Mance Cormier, conservatrice, lors de ses visites aux autres musées afin de participer à l’amélioration de la gestion de leur collection grâce au programme RE-ORG[1].

Ainsi, je fus présent lorsqu’elle donna une présentation aux différents représentants des musées du Nord-est (Le Réseau des musées du Nord-est du Nouveau-Brunswick[2]) lors de leur réunion au Musée historique de Tracadie au mois de mai 2017. Nous avons, par la suite, travaillé pendant deux semaines au mois de juillet 2017 dans l’église historique de Grand-Barachois. Nous avons fait du rangement et de la classification au niveau des livres de leur bibliothèque ainsi qu’au niveau de leurs vêtements liturgiques. Ces différentes expériences me tiennent à cœur, car elles me permettent de me faire une meilleure idée de ce qui est requis dans le domaine de la muséologie.


Ce projet est appuyé par le programme d'emploi Jeunesse Canada au travail dans les établissements du patrimoine.


mardi 18 juillet 2017

Gravure / Engraving (Intervalles. 10 moments vers 1867)

GRAVURE

Lithogravure représentant l’édifice principal du collège Saint-Joseph de Memramcook, N.-B. Il semble qu’il s’agit d’un dessin de l’édifice avant sa construction qui s’acheva en 1875. Cette bâtisse remplace l’édifice original du Séminaire Saint-Thomas qui avait été érigé en 1854. Ce premier édifice hébergea le collège Saint-Joseph à partir de sa fondation en 1864 suite à la fermeture du Séminaire.

Le collège Saint-Joseph fut le premier établissement permanent d’enseignement supérieur de langue française en Acadie. Il fut fondé par le Père Camille Lefebvre de la congrégation de Sainte-Croix et en fut le directeur pendant plus de 30 ans. Cette congrégation était dédiée aux besoins pastoraux et à l’éducation. Rappelons toutefois que le Collège de l’époque était bilingue; il desservait non seulement les Acadiens franco-catholiques, mais aussi les Irlandais anglo-catholiques.

On ne saurait trop insister sur le rôle capital du Collège Saint-Joseph dans le développement éducatif, professionnel, religieux et nationaliste du peuple acadien. Il le fallait bien, en quelque sorte, car cette époque correspond non seulement à la Confédération canadienne, mais aussi à des changements dramatiques dans l’économie, la société et les technologies liées à l’énergie, le transport et les communications. Le Collège sera un des principaux outils institutionnels permettant aux Acadiens d’engager leur « Renaissance ».


ENGRAVING
Lithography of the main building of Saint Joseph’s College in Memramcook, N. B. It appears that this drawing predates the construction of the building which was completed in 1875. This edifice replaced the original building of the Séminaire Saint-Thomas that was erected in 1854. This first building housed Saint Joseph’s College since its founding in 1864, following the closure of the seminary.

Saint Joseph’s College was the first French institution of higher learning in Acadia. It was founded by Father Camille Lefebvre of the Congregation of Holy Cross. He was also its director for over 30 years. This congregation was devoted to pastoral needs and education. At the time, the college was bilingual, serving the Acadian French-Catholics as well as the Irish Anglo-Catholics.

We cannot underestimate the capital role of Saint Joseph’s College in the educational, professional, religious and nationalistic development of the Acadian people. This was inevitable, in sorts, because the era corresponded not only to Canadian Confederation but also to dramatic changes in economy, society and technologies tied to energy, transportation and communications. The College was one of the principal institutional tools that permitted the Acadians to achieve their ‘‘Renaissance.’’