jeudi 29 novembre 2012

Souvenirs de Noël de certaines employés du Musée acadien et de la Galerie d’art

Veuillez compléter :
Souvenirs de Noël de Nisk Imbeault
Je me rappelle… très bien de mon Noël de mes 7 ans : j’ai reçu une roulotte de Barbie rose et ma sœur est née le lendemain. Ma mère avait passé une bonne partie de la veille de Noël à assembler la roulotte, enceinte de neuf mois!
Nisk est la directrice de la Galerie d’art

Souvenirs de Noël d’Angèle Cormier
Je me rappelle des veilles de Noël chez mes grands-parents, depuis plus de 35 ans c’est un des seuls moments de l’année où tous les membres de la famille sont réunis. Vers minuit, un homme de la famille se rend au sous-sol pour faire sonner les veilles cloches à cheval en criant HOHOHO, les petits enfants se réveillent vite dans l’espoir de voir le Père Noël, exactement comme nous le faisions à leur âge. Depuis quelques années, les jeunes hommes de la famille ont la tâche de râper les patates pour le râpé, c’est toujours rigolo de les voir tous ensemble avec leurs tabliers.
Angèle est la technicienne de la Galerie et du Musée acadien

Souvenirs de Noël de Nicole LeBlanc
Depuis ma naissance, les dîners de Noël avaient toujours lieu chez ma grand-mère Annie.  Elle aimait beaucoup recevoir la famille.  Nous étions environs 20 personnes à dîner dans sa cuisine.  Il y avait toutes sortes de bonnes choses à manger. Malgré le manque de chaises et l’espace restreint nous étions tous tassés mais bien contents d’y être.  Nous étions assis sur toutes sortes de chaises et à toutes sortes de tables … des berceuses, des chaises de parterre, des bancs de moulin à coudre… et bien sûr tous les manteaux formaient une montagne géante sur son lit.

Je me rappelle tout spécialement un des derniers repas de Noël chez elle.  Elle perdait graduellement la vue mais elle insistait toujours pour faire le repas de Noël chez-elle. Quand la dinde fut cuite, elle me demanda de la sortir du four. Lorsque j’ai aperçu la dinde et qu’elle vit ma surprise elle s’est mise à rire de tout cœur. Elle me raconta que ce matin qu’elle ne voyait pas assez pour enfiler une aiguille pour coudre la dinde après l’avoir farcie.  Mémére n’était jamais à court d’idées! Elle attacha donc la dinde avec des grosses épingles de sureté qu’elle avait stérilisées auparavant!!!  Je n’ai pas pu m’empêcher de rire aux éclats et aux larmes avec elle.

Depuis son départ, je la manque beaucoup…  Je suis sûr qu’elle organise bien des somptueux repas au ciel… 
Nicole est la secrétaire administrative de la Galerie et du Musée acadien

Souvenirs de Noël de Jeanne Mance Cormier
Je me rappelle… des soupers de famille chez grand-père Boudreau, j'adorais mes belles robes vertes ou rouge avec leurs dentelles que je portais. J’aurais bien aimé les porter toute l’année.
Jeanne Mance est la conservatrice du Musée acadien

Souvenirs de Noël de Bernard LeBlanc
Je me souviens lorsque j’étais très jeune (je ne crois pas que j’allais encore à l’école), ma sœur Lucille m’avait dit le matin de Noël qu’elle avait vu le père Noël voler dans le ciel lorsqu’elle marchait à l’église pour la messe de minuit le soir d’avant. J’étais « in awe »!
Bernard est conservateur au Musée acadien

Souvenirs de Noël de Rémi Frenette
Je me souviens, j'étais âgé de 13 ou 14. J'avais demandé à mes parents un «GT Snowracer» pour Noël, un «trois-skis», pour aller glisser à la butte de l'église de Robertville, ce que j'avais fait toute ma jeunesse. À 14-15 ans, je n'avais plus de «trois-skis» : mes anciens étaient brisés et je commençais à être considéré comme trop vieux pour ça selon mes parents. Mais j'en voulais un quand même et ils me l'ont finalement acheté.
Or, quand j'ai ouvert le cadeau, ils trouvèrent que je n'avais pas l'air assez heureux et décidèrent de le ramener au magasin. J'ai protesté, essayé de leur faire comprendre que j'étais vraiment content mais que ça n'était tout simplement pas une joie «ultime», d'abord parce que je savais déjà ce qui était dans le cadeau, ensuite parce que ce n'était pas mon premier GT. Pourtant, je me souviens d'être vivement excité à l'idée de l'utiliser. Au final, rien n'y fit et mes parents le ramenèrent au magasin.
Quelles sont la morale et l'explication de cette histoire? Mes parents l'ont-ils rendu pour des raisons financières? Ont-ils voulu apprendre une leçon à un enfant pas assez reconnaissant? Croyaient-ils vraiment que je ne voulais pas ce cadeau même si je disais le contraire? Ou bien se sont-ils dit que j'étais décidément trop vieux pour aller glisser sur un GT?
10 ans plus tard, je me pose encore toutes ces questions, et je rêve parfois à l'époque où je descendais la butte de l'église en «trois-skis», les joues rouges, la morve au nez et la joie dans le cœur.
Rémi est archiviste de collections au Musée acadien
 

jeudi 15 novembre 2012

Décorations de Noël

Le Musée acadien de l’Université de Moncton présentera un atelier public dans le cadre de sa série Zone artisanale. Véronic Comeau animera une activité portant sur la culture acadienne, soit les décorations de Noël s’adressant aux adultes et aux enfants. L’activité aura lieu le dimanche, 2 décembre 2012 de 13 h 30 à 15 h.
Véronic Comeau est guide-interprète au Musée acadien depuis près de deux ans. Elle aime la musique ainsi que la culture acadienne. Ses études sont dans le domaine du travail social ; elle se dirige vers l’intervention communautaire. Bonne communicatrice, son défi personnel en lien avec l’atelier de décorations de Noël sera de mieux connaître les traditions acadiennes liées aux temps des fêtes.
Collection Musée acadien

vendredi 9 novembre 2012

Mireille Grenier - Guide-interprète

Pour ma première fois à écrire un blogue, je devine que je devrais me présenter. Alors me voici. Je m’appelle Mireille Grenier et j’étudie en récréologie à l’Université de Moncton. Je viens de La Broquerie, un petit village au sud-est du Manitoba. Je ne suis pas Acadienne, mais Franco-manitobaine. J’arrive quand même très bien à me faufiler dans la culture acadienne. J’ai mangé des fishcakes et de la râpure. J’ai participé à un party acadien, écouté du 1755 et j’ai même gouté à de l’Alpine. Mais la question qui m’est pausé le plus souvent est : « est-ce que tu t’ennuies? ». C’est évident que je m’ennuie de ma famille, je ne vais pas mentir. Par contre, ce dont je m’ennuie le plus c’est les plaines. Et oui, mon cœur demeure dans les champs du Manitoba. C’est vraiment spécial de conduire sur la transcanadienne avec la musique des Surveillantes qui joue à la radio d’Envol 91 FM. Je regarde par la fenêtre et c’est un coucher de soleil. Le rose, le jaune, le violet et le rouge s’entremêlent tous ensemble pour créer un chef-d’œuvre qui remplit l’horizon. À ma gauche, c’est les champs dorés qui font des vagues dans le vent. Vous voyez comment il est facile de se perdre dans ce paysage majestueux. Mais ce n’est pas cette merveille qui est importante, c’est les champs tout simplement. Autrefois en Acadie, les hommes pêchaient, labouraient la terre et coupaient les arbres. Au Manitoba, c’est assez semblable. Ma famille était reconnue comme des agriculteurs et des producteurs de lait. Durant les mois froids de l’hiver, les hommes allaient couper le bois. Alors la seule chose qu’on n’a pas en commun c’est la pêche. Pour une fille des prairies, je trouve la pêche impressionnante. Tout le travail mis pour réparer les filets et s’assurer d’être de retour sur la terre ferme avant l’orage. Ce n’est pas un travail simple. Mais, il est certain qu’on peut dire que nos ancêtres devaient vivre de la terre. Ce n’était pas un travail simple, mais pour survivre c’était nécessaire. Malgré nos quelques différences entre Acadien et Franco-manitobain, c’est nos similitudes qui nous unissent. Je me sens toujours la bienvenue et même presque chez moi.

mardi 11 septembre 2012

Véronic Comeau - Guide-interprète

Trouver une façon d’englober qu’est-ce que l’expérience de travail au Musée acadien en tant que guide et interprète en un paragraphe… Voilà un p’tit défi! Mettre nos expériences, notre vécu et notre histoire en mots n’est pas toujours une chose évidente. Si je commence du début, ça serait peut-être plus facile.
Et ben! Je suis partie du nord-est de notre province l’automne dernier en direction de l’Université de Moncton, et à peine une semaine après le début de mes cours, je débutais ma première expérience en tant que guide-interprète au Musée acadien (Le plus ancien, m’a-t-on faite vite connaitre!). La chaleur humaine  qui s’est fait aussitôt sentir au cœur de ce musée qui regorge d’histoire et de savoir la vite réchauffé pour moi. J’ai dû apprendre plus de 400 ans d’histoire et trouver une façon d’expliquer le tout dans des visites d’environ une heure! (La conservatrice du musée vous le dira… ma première visite a durée plus de 2 heures, j’expliquais TOUT!)  J’ai été surprise à quel point le musée m’a donner la chance d’en apprendre autant sur mon héritage, ma culture et ce coin de pays que j’ai la chance d’appeler le miens. Je dois dire que rencontrer des gens des quatre coins du monde avec la soif du savoir a été une des plus belles expériences pour moi. L’appréciation et l’intérêt sincère qu’ils démontrent envers notre histoire ne cesse jamais de m’épater.  
Le Musée acadien est un milieu en constante évolution, comme nous tous, et je me sens réellement choyer d’en faire partie en tant que membre de son équipe.
Véronic Comeau

mercredi 5 septembre 2012

Catherine Arsenault - Guide-interprète

Pour commencer, je me présente. Mon nom est Catherine Arsenault et je suis une Acadienne de Mont-Carmel, Î.-P.-É. et je suis actuellement à Moncton pour mes études en récréologie à l’Université de Moncton. Cet été, j’ai eu la chance de travailler au Musée acadien comme guide-interprète. De plus en 2009, j’avais également travaillé à un musée acadien, soit celui de Miscouche à l’Î.-P.É. Ici, à Moncton, j’ai dû apprendre tout le contenu de l’exposition permanente pour pouvoir offrir des visites guidées. Cela m’a pris que quelques semaines, car je connaissais déjà très bien l’histoire de mes ancêtres. Après plusieurs répétitions avec la conservatrice et mes amis, j’ai enfin offert ma première visite à des jeunes enfants d’une garderie. Ce n’était pas facile d’adapter le contenu pour les enfants. Plus tard à l’été, j’ai donné ma première vraie visite à deux messieurs anglophones. J’étais très nerveuse, mais la visite s'est bien déroulée et il y avait même six autres visiteurs qui nous suivaient. Les gens ont apprécié la visite et ont beaucoup appris à propos de notre histoire.
En gros, j’ai beaucoup aimé travailler ici et j’ai aussi appris davantage sur l’Acadie que maintenant j'ai décidé de suivre le cours « Histoire générale de l’Acadie » à l’Université cet automne. Ça m’a aussi donné le goût de revisiter les endroits historiques comme Grand-Pré, Fort Beauséjour et Louisbourg entre autres. Je pense que j’apprécierais plus l’expérience maintenant que lorsque j’étais plus jeune.
            J’aimerais aussi remercier tout le personnel qui m’ont aidée avec la préparation des visites et de m’avoir accepté dans leur petite famille. Plus de visages familiers à revoir sur le campus cette année!

jeudi 30 août 2012

Marie-Gabrielle Gagnon - Guide-interprète

C’est maintenant ma quatrième année au Musée acadien de l’Université de Moncton. En tant que guide interprète, archiviste de collection et assistante de recherche, j’ai eu la chance de découvrir tout ce dont le musée acadien  offre aux touristes, aux  acadiens et à la communauté du Grand Moncton et laissez moi vous dire que le MAUM est un endroit où flotte la fierté acadienne et le désir d’apprendre sur l’histoire et la culture acadienne. Pendant mon séjour, j’ai eu le plaisir de rencontrer des gens de partout à travers le monde et de leur raconter l’histoire acadienne ainsi que de partager ma passion vive pour l’acadie, le chiac et la fierté francophone. Travailler au sein de cette établissement m’a permis de réaliser à quel point connaitre son histoire et ses racines sont fondamentales et de découvrir combien je suis fière d’être acadienne et francophone.  Le musée acadien offre à ses visiteurs, un accueil chaleureux, un voyage dans l’histoire acadienne ainsi qu’une collection muséale impressionnante. Cet été, dans le cadre de mon emploi, soit archiviste de collection, j’ai découvert des milliers d’objets,  ceux-ci m’ont permis de constater à quel point le Musée acadien est une mine d’or pour la communauté acadienne, mais également pour la recherche et les historiens. En dernier lieu,  je tiens à remercier sincèrement mes collègues de travail ainsi que tous les visiteurs, merci milles fois . Bonne fin d’été à tous J !

Marie-Gabrielle Gagnon